Histoires et poèmes

              tirés de la Bible

 racontés aux enfants par une grand-mère agnostique

L'ANCIEN TESTAMENT

Récit de la création

 

Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Or la terre était vide et la nuit était partout.

Dieu dit :  Que la lumière soit ! , et la lumière fut. Dieu appela la lumière "jour" et les ténèbres, "nuit". Il y eut un jour et il y eut un matin : premier jour.

 

Le deuxième jour, Dieu créa le firmament qu’il appela "ciel". Naquirent ainsi les étoiles, les astres et les planètes.

 

Le troisième, il sépara les eaux de la terre. Alors il créa les herbes qui portent des semences ainsi que les arbres portant des fruits et qui peuvent se reproduire.

 

Dieu dit :  qu’il y ait des lumières au firmament du ciel pour séparer le jour et la nuit . Il fit le soleil, comme puissance du jour et la lune et les étoiles comme puissances de la nuit. Il y eut un soir et il y eut un matin : quatrième jour.

 

Le cinquième jour, Dieu créa tous les animaux qui peuplent la terre, la mer et les airs.

 

Et le sixième jour, il créa l’homme à sa ressemblance : il prit de l’argile qu’il modela et souffla dans ses narines pour lui donner vie. Puis il créa la femme afin qu’ils puissent se reproduire.

 (Une autre légende raconte qu’une fois l’homme façonné, Dieu l’aurait endormi, lui aurait ouvert la poitrine, en aurait tiré une côte à partir de laquelle il aurait façonné la femme...)

Ainsi furent achevés le ciel et la terre ainsi que tout le monde vivant.

 

Le septième jour Dieu se reposa pour contempler son oeuvre ;

 ... et c’est pourquoi nous ne travaillons pas le dimanche.

Schönberg La terre était sans forme

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                                                                                                                Adam et Ève

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’homme et la femme vivaient dans le jardin d’Eden. Ils y vivaient nus, car ils étaient comme des enfants qui n’ont pas conscience de leur nudité.

Dieu avait fait pousser dans ce jardin toutes sortes de plantes produisant des baies et légumes délicieux et, en son milieu, poussait un très bel arbre aux fruits magnifiques qui était l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

Dieu leur dit : 

Vous pouvez manger de tous les arbres du jardin, mais surtout ne touchez pas à l’arbre de la connaissance, cela vous tuerait

Survint le serpent, l’animal le plus rusé que Dieu ait crée sur la terre, qui dit à la femme :

 Alors, vous ne mangez pas de tous les arbres du jardin ? 

La femme répondit :  Nous pouvons manger de tous les arbres sauf de celui qui est au milieu du jardin car si on y touchait, on en mourrait certainement.   

Pas du tout !  susurra le serpent, vous ne mourrez pas. Mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux connaissant le bien et le mal. Il a juste peur que vous en sachiez autant que lui … essayez vous verrez ! 

La femme prit de son fruit et mangea. Elle en donna aussi à son mari qui était avec elle et il mangea. Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils virent qu’ils étaient nus.

Ils cousirent des feuilles de figuier et se firent des pagnes.

Quand ils entendirent Dieu approcher, ils se cachèrent.

Pourquoi donc vous cachez-vous de moi ?

Parce que nous sommes nus répondit l’homme

Vous avez donc goûté au fruit de la connaissance ! Dit Dieu de sa voix terrible. C'est elle qui me l'a donné à manger, dit l'homme. C’est le serpent qui m’a séduite dit la femme.

Alors Dieu dit au serpent Parce que tu as fait cela, maudit sois-tu entre toutes les bêtes. Tu marcheras sur ton ventre et tu mangeras de la terre tous les jours de ta vie.

À la femme il dit  tu enfanteras dans la douleur. À l’homme,  tu devras travailler durement tous les jours de ta vie. Tu mangeras ton pain à la sueur de ton visage, jusqu’à ce que tu retournes à la terre dont tu fus tiré. Car tu es poussière et tu retourneras à la poussière.

Et il les chassa du jardin d’Eden loin de l’arbre d’immortalité.

 

L’homme fut appelé "Adam" qui signifie  homme et la femme, "Ève" qui veut dire  vie.

 

On parle souvent d’une pomme quand il s’agit du fruit que mordit Ève, mais nulle part dans la bible il n’est fait mention de pommier. Il n'est question que de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Reste que tous les peintres ont représenté cette scène de la même manière : Ève, sous l'oeil sournois du serpent, offrant une pomme à Adam.  

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                                     Le déluge et l’Arche de Noé

Yahvé vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre et il se repentit

de l’avoir crée. Il s’affligea dans son coeur. Il décida de les effacer de la surface du

sol ainsi que tout ce qui vit sur terre et dans le ciel. Mais Noé,

petit-fils de Mathusalem, avait trouvé grâce à ses yeux. C’était un homme juste

et intègre, qui, quand il eut atteint cinq cents ans, avait engendré Sem, Cham et Japhet.

Dieu dit à Noé qu’il allait faire disparaître les hommes de la terre mais que lui seul

et sa lignée survivraient. Il devait donc construire un bateau gigantesque de trois étages 

(qu’il appela une arche) dans lequel il ferait entrer sa famille ainsi qu’un couple de

toutes les bêtes qui vivent sur terre et dans les airs, avec assez de provisions pour

nourrir tout ce monde pendant plusieurs mois.

Noé fit tout ce que Dieu lui avait commandé.

En l’an six cents de la vie de Noé, jaillirent toutes les sources du grand abîme

et les écluses du ciel s’ouvrirent. La pluie tomba sur la terre pendant quarante jour

et quarante nuits. Les eaux montèrent de plus en plus et toutes les plus hautes montagnes

furent recouvertes et toute vie fut effacée de la surface de la terre. La crue des eaux dura cent cinquante jours.

Au bout de ce temps, Les eaux se mirent à baisser  et l’arche s’arrêta sur un pic élevé, le mont Ararat. Noé attendit encore deux mois, et, pour savoir s’ils pouvaient sortir de l’arche, il lâcha une colombe. Mais elle revint, n’ayant pas trouvé d’endroit pour se poser. Une semaine plus tard, il la lâcha de nouveau. Elle revint, mais cette fois-ci, avec dans son bec, un rameau d’olivier. Il attendit une semaine encore, envoya la colombe qui cette fois ne revint pas. Ils purent alors tous sortir de l’arche, animaux et êtres humains.

Dieu donna mission aux hommes de peupler et aménager la terre, en respectant la vie de toute créature. Il les y aiderait. Il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre, leur dit-il, voici le signe de l’alliance que je mets entre vous et moi et tous les êtres vivants pour les générations à venir. Cet arc-en-ciel deviendra un signe d’alliance entre moi et la terre. Quand l’arc en ciel sera dans la nuée je me souviendrai de l’alliance éternelle qu’il y a entre Dieu et tous les êtres vivants.

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                                                                                 Caïn et Abel

 

 

 

 

 

 

 

Caïn et Abel furent les premiers enfants d'Ève et d'Adam . L’un s’occupait de travailler la terre, l’autre, d’élever des animaux. Caïn avait l’impression que Dieu était plus attentionné vis à vis de son frère qu'envers lui. Cela n’était sans doute pas vrai, mais sa jalousie et sa fureur grandirent au point qu’il emmena son frère dans un lieu écarté et qu’il le tua. Ce fut le premier meurtre de la création.

Cependant, Dieu entendit la plainte d’Abel.

Qu’as-tu fait ?! dit-il à Cain, écoute le sang de ton frère crier vers moi du sol. Maintenant sois maudit et chassé du sol fertile qui a reçu le sang de ton frère. Désormais si tu cultives le sol il ne te donnera plus son produit. Tu seras un errant parcourant la terre. 

 

Voici les derniers vers de « La conscience » poème de Victor HUGO (1859).

Dans ce poème Hugo raconte l’histoire de Caïn quand il a été maudit par Dieu.

Caïn a erré longtemps sur la terre avec sa nombreuse descendance  mais l’oeil d’Abel et le souvenir de son crime n’ont cessé de le hanter.

À la fin il demande qu’on lui construise une fosse  pour qu’il puisse s’y cacher afin d’échapper à l’oeil d’Abel.

On fit donc une fosse, et Caïn dit « C'est bien ! »

Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.

Quand il se fut assis sur sa chaise dans l'ombre

Et qu'on eut sur son front fermé le souterrain,

L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn.

 

Adam et Ève eurent encore un fils, Seth. C’est lui qui, le premier, appela Dieu « Yahvé ».

Adam et ses premiers descendants vécurent tous très vieux. Mathusalem alla jusqu’à 969 ans. 

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                                                                                                      La Tour de Babel

   Ce fut à partir des descendants de Noé que les peuples se dispersèrent sur la terre après le déluge.

Tout le monde se servait d’une même langue et des mêmes mots. Comme les hommes se déplaçaient à l’orient, ils trouvèrent une plaine et s’y établirent. Ils dirent : Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet pénètre les cieux ! Faisons-nous un nom et ne soyons pas dispersés sur toute la terre. Or, Yahvé descendit sur la terre et vit que les hommes ne s’étaient pas dispersés pour porter sa parole aux quatre coins du monde, et qu’en plus ils construisaient une tour dont le sommet devait pénétrer les cieux. Il les punit de leur présomption en confondant leur langage pour qu’ils ne s’entendent plus les uns les autres. Et c’est ce qui arriva. Yahvé les dispersa alors sur toute la face de la terre et ils cessèrent de bâtir la ville. On nomme celle-ci Babel car nous sommes dans la région de Babylone mais aussi parce qu’en Hébreu, Babel ressemble à un mot qui signifie « mettre du désordre » et que c’est là que Yahvé sema la confusion en confondant le langage de tous les habitants de la terre.

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                                                           Histoire de Sodome et Gomorrhe, de Loth et de la Femme de Loth.

 

 

 

 

Dieu envoya trois anges pour voir si les habitants des ville de Sodome et Gomorrhe se comportaient aussi mal qu’on le lui avait rapporté.

On disait en effet qu’ils ne pensaient qu’à prendre du plaisir avec les corps des autres sans se soucier d’être mariés. Et en effet, il vit que seuls Loth et sa famille était honnêtes. Alors les anges lui dirent de quitter la ville avec sa femme et ses enfants et de fuir sans se retourner, car Dieu allait les punir. Surtout gardez-vous de regarder le spectacle du châtiment de Dieu, leur recommandèrent-ils, les conséquences pour vous seraient terribles.

Au moment où le soleil se levait sur la terre, Yahvé fit pleuvoir sur Sodome et Gomorrhe du souffre et du feu et il anéantit ces villes avec tous ses habitants et toute la plaine avec sa végétation. 

Or, la femme de Loth regarda en arrière et elle devint une colonne de sel. 

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Histoire de Moïse et de la terre promise

Moïse est fils d’Israël mais il est élevé par la fille de Pharaon qui le découvre abandonné dans un panier

qui glisse le long de la rivière dans laquelle elle se baigne.

C’est pourquoi elle lui donne le nom de Moïse qui signifie « sauvé des eaux ».

À cette époque, et ce, depuis quatre cents ans, les Israélites étaient tenus en esclavage en Égypte.

Ils étaient accablés d’impôts et travaillaient sur les durs chantiers des temples,

des palais et des pyramides. Mais Pharaon trouvaient qu’ils faisaient trop d’enfants et que

cela pourrait un jour mettre son pouvoir en danger. Il décréta donc que tous leurs nouveaux-nés mâles

devaient être supprimés. C’est pourquoi la maman de celui qu’on appellera bientôt Moïse, le met dans

un panier et le confie à la rivière afin de le sauver.

La fille de Pharaon, émue par le sort de cet enfant, l’élève comme son propre fils, tout en ne lui cachant pas

ses origines. Il grandit comme le fils d’un prince. Mais cela ne l’empêche pas d’être révolté par la souffrance

de son peuple asservi. Un jour qu’il tue un Égyptien en défendant un Israélite, il est obligé de fuir

et d’aller se cacher. Il se réfugie chez un berger, dont il épouse l’une des filles et avec laquelle il a des enfants. Un jour qu’il garde les troupeaux de son beau-père, il aperçoit un buisson brillant, ardent, comme s’il brûlait. Intrigué,

il s’approche et se rend compte que l’arbuste ne se consume pas. Alors, pour la première fois,

il entend la voix de Yahvé et c’est ainsi que commence pour lui ce qui deviendra sa mission

tout au long de sa vie qui sera de conduire le peuple juif jusqu’en terre sainte.

La route sera longue: elle durera quarante ans

et Moïse ne verra cette terre que peu de temps avant de mourir.

Beaucoup d’histoires émaillent cette aventure pleine des prodiges accomplis par Yahvé.

Tout d’abord, ceux qui permirent à Moïse de libérer son peuple de l’esclavage. On appelle cet épisode, les dix plaies d'Égypte.

Pour commencer, aidé par Yahvé, Moïse, devant le Pharaon qui refusait de laisser partir son peuple, jeta à terre son bâton

qui se transforma en serpent. Les prêtres égyptiens en firent autant. Le serpent de Moïse dévora les leurs mais le Pharaon ne céda pas.

Même chose quand il changea l’eau du Nil en sang : les poissons crevèrent et il n’y eut plus rien à boire.

Là encore Pharaon y vit un tour de passe-passe.

Puis Moïse guidé par Yahvé, fit s’abattre sur le pays des nuées de grenouilles, suivies par des essaims de moustiques, puis de guêpes. Le pharaon cédait puis se reniait. Il faut dire que Yahvé l’aidait à ne pas céder : il voulait se montrer dans sa toute-puissance.

Vinrent les maladies qui ne touchaient que les Égyptiens. L’une fit mourir le bétail, l’autre leur donna de vilains ulcères sur la peau. Il y eut encore des orages de grêle qui tuaient hommes et bêtes et détruisaient les récoltes. Après cela, une invasion de sauterelles, puis une nuit effrayante qui dura trois jours. Enfin, vint le pire de tout, Yahvé envoya son ange de la mort tuer tous les premiers-nés des Égyptiens. Le fils de Pharaon était du nombre.  Alors, Pharaon accepta enfin de libérer le peuple d’Israël. 

Ils se mirent donc en route, fuyant ce pays qui les avait si longtemps asservis.

Mais Yahvé n’était pas satisfait. Pour que son triomphe soit total, il poussa Pharaon à lancer ses troupes

à la poursuite des fuyards. Moïse, arrivé avec son peuple à la mer des Roseaux qui sépare le désert

d’Égypte du Sinaï, brandit son bâton et commanda aux flots de s’ouvrir. Ainsi son peuple put-il traverser

la mer et quand les troupes de Pharaon voulurent les imiter, Moïse fit se refermer les eaux et les Égyptiens

furent décimés, submergés par des vagues gigantesques.

Durant la longue route à travers le désert, le peuple était guidé par une colonne de nuages le jour

qui devenait lumineuse la nuit et lorsque les provisions s’épuisèrent, Yahvé fit pleuvoir un grand nombre

de cailles afin d’apaiser leur faim, et envoya au matin « la manne », une rosée qui durcit au lever du soleil

pour former une croûte légère, délectable et nourrissante. Ainsi ne manquèrent-ils jamais de rien. 

Lorsqu’ils atteignirent le pied de la montagne de l’Horeb dans le Sinaï, Moïse la gravit seul, afin de recevoir les commandements de Yahvé. Ils sont au nombre de dix. Moïse redescendit de la montagne avec deux tablettes de pierre sur lesquelles ils étaient gravés. Les Tables de la Loi, ainsi qu’on les nomma, furent placées dans un coffre fabriqué avec ce que l’on avait de plus beau et de plus précieux qu’on appela l’Arche d’Alliance

Enfin ils atteignirent la terre tant attendue.

Avant de mourir, Moïse monta au sommet du Mont Nébo. De là il put voir tout le pays destiné à Israël.

La Pâque juive est fêtée en mémoire de la sortie d’Égypte.

Chez les chrétiens, Pâques est la célébration de la résurrection de Jésus-Christ.

 

À VOIR : LES DIX COMMANDEMENTS, un film de Cecil B DeMille sorti en 1956 aux États-Unis, qui retrace la vie de Moïse et la longue marche vers la Terre Promise. Avec Charlton Heston dans le rôle de Moïse et Yul Brynnner dans celui de Pharaon.

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Conquête de la Terre Promise

Passage du Jourdain 

La conquête de Jéricho 

 

                                                                                              Les trompettes de Jericho

 

Après la mort de Moïse, Josué fit franchir le Jourdain au peuple d’Israël afin d’entrer dans le pays promis par Dieu. Les prêtres portant l’Arche d’Alliance s’avancèrent les premiers. Aussitôt les eaux du fleuve s’arrêtèrent et comme autrefois, les Israélites purent traverser sans se mouiller.

La première cité au-delà du fleuve s’appelait Jéricho. Elle était puissamment fortifiée et Josué n’attaqua pas la ville. Au lieu de cela, sur le conseil de Yahvé, six jours de suite à l’aube les Israélites se contentèrent de défiler autour de la cité en silence derrière l’Arche d’Alliance portée par les prêtres. Le septième jour, ils tournèrent sept fois autour des murailles tandis que les prêtres soufflaient dans leur grande trompe. Pour finir, au signal de Josué, tous poussèrent un cri terrible et les tours et remparts de Jéricho s’écroulèrent. Ainsi prirent-ils la ville.

Pendant de longues années Josué affronta et vainquit une à une les principautés qui essayaient d’empêcher le peuple d’Israël de s’installer dans le pays donné par Dieu.

 

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Samson et Dalila

À cette époque de l’histoire d’Israël, certaines tribus sont sous la domination des Philistins.

Samson est le fils de Manaoch. La femme de celui-ci jusqu’ici stérile, apprend de l’ange de Dieu qu’elle enfantera un fils qui délivrera Israël de la domination des Philistins. Cet enfant devra être consacré à Dieu dès sa naissance. Samson est donc soumis à des lois qui impliquent notamment que le rasoir ne passe jamais sur sa tête et qu’il ne consomme jamais d’alcool.

Samson, qui signifie « ardent comme le soleil », est présenté comme un héros d’une force herculéenne, force qu’il doit, selon le récit biblique, à sa longue chevelure.

Ainsi Samson tue un lion à mains nues. De même, il tue trente hommes d’Ashkelon pour les dépouiller de leurs habits. Prisonnier des Philistins, il parvient à défaire ses liens et, armé d’une mâchoire d’âne, il défait 1 000 Philistins.

Sa liaison avec une philistine du nom de Dalila cependant lui sera fatale. Celle-ci est sollicitée par les Philistins, pour qu’elle les aide à découvrir le secret de la force de Samson. Elle séduit alors Samson et apprend ainsi que sa force lui vient de sa chevelure. Dalila le trahit et après avoir rasé les sept tresses de Samson elle appelle les Philistins qui lui crèvent les yeux et le condamnent à tourner une lourde pierre pour moudre leur blé dans une prison à Gaza.

Lors d’un sacrifice à leur dieu Dagon, ils font venir Samson pour s’en amuser. Alors que ses cheveux ont commencé à repousser, il se place entre deux colonnes et implore Dieu de le rendre assez fort. "Laisse-moi mourir en tuant mes bourreaux" murmure-il. Il écarte alors les colonnes du palais à mains nues afin de le faire s’écrouler et tue ainsi avec lui plusieurs milliers de Philistins.

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David et Goliath

 

Les philistins rassemblèrent leurs troupes pour la guerre. Saül et les Israélites se concentrèrent dans la vallée du Térébinthe et se rangèrent en bataille face aux Philistins. Un homme sortit des rangs philistins. Il s’appelait Goliath et mesurait presque trois mètres de haut. Il avait sur la tête un casque de bronze et était vêtu d’une cuirasse à écailles et portait lance et bouclier. Il se campa devant les lignes israélites et leur cria : "Choisissez-vous un homme et qu’il descende vers moi. S’il l’emporte en luttant avec moi et s’il me tue, alors nous serons vos serviteurs. Mais si je l’emporte, c’est vous qui deviendrez nos serviteurs." Quand Saül et tout Israël entendirent ces paroles, ils furent consternés et eurent très peur. Personne n’avait le courage de se présenter face à Goliath. Or, il y avait un jeune garçon, David, qui était venu voir ses frères, soldats de Saül, qui voulut relever le défi.  Il était roux et très courageux. Mais Saül lui dit :  "Tu es trop jeune, tu n’as aucune expérience et tu es trois fois plus petit que lui". David répondit alors : "Quand je gardais les brebis de mon père et que survenait un lion ou un ours qui enlevait une brebis, je le poursuivais, je le frappais  et j’arrachais celle-ci de sa gueule." Alors Saül dit à David : "Va, et que Yahvé soit avec toi".

David prit son bâton, il se choisit dans le torrent cinq pierres bien lisses et les mit dans son sac de berger, puis, la fronde à la main, il marcha vers le Philistin. "Suis-je un chien pour que tu viennes contre moi avec un bâton ?" lui dit celui-ci , "Viens, que je donne ta chair aux oiseaux du ciel et aux bêtes des champs."

David répondit : "Tu marches contre moi avec épée et javelot mais moi je marche contre toi au nom de Yahvé. Je te tuerai je te décapiterai et donnerai ton cadavre aux oiseaux du ciel et aux bêtes sauvages."

Dès que le Philistin s’avança, David courut au-devant de lui. Il mit la main dans son sac et en prit une pierre qu’il tira avec la fronde. Il atteignit le Philistin au front ; la pierre s’enfonça dans son front et il tomba face contre terre. Les Philistins, voyant que leur champion était mort, s’enfuirent. Ainsi David triompha-t-il du géant Goliath. Il fut l’un des plus grands rois d’Israël.

Le jugement de Salomon

Salomon, fils de David, devint roi à son tour. Il honora Dieu et lui demanda un coeur

plein de jugement pour discerner entre le bien et le mal. Dieu le lui accorda.

Un jour deux prostituées vinrent et se tinrent devant lui. L’une des femmes dit :

"S’il te plaît Monseigneur, moi et cette femme nous habitons la même maison et

j’ai eu un enfant. Il est arrivé que le troisième jour après ma délivrance, cette femme aussi

a eu un enfant. Or, le fils de cette femme est mort une nuit parce qu’elle s’était couchée

sur lui. Elle s'est levée au milieu de la nuit, a pris mon fils pendant que je dormais et l'a mis

sur son sein. Son fils mort, elle l'a mis sur le mien. Lorsque je me levai pour allaiter

mon enfant je vis qu’il était mort ! Mais au matin je l’examinai et vis que

ce n’était pas le mien !" Et l’autre femme dit : "Ce n’est pas vrai, ton fils

est celui qui est mort et mon fils est celui qui est vivant !"  "Non", répliquait l’autre,

"mon fils est celui qui est vivant !"

"Apportez-moi une épée !" ordonna le roi. Et on apporta l’épée.

"Partagez l’enfant vivant en deux et donnez-en une moitié à chacune !"

Alors la première femme s’adressa au roi : "Non, s’il te plaît Monseigneur, qu’on lui donne l’enfant ! Qu’on ne le tue pas !"

Mais l’autre disait : "Il ne sera ni à toi ni à moi, partagez !"

Alors le roi Salomon prit la parole et dit : "Donnez l’enfant à la première, ne le tuez pas, c’est elle la mère."

Ainsi rendit-il la justice.

 

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Judith et Holopherne

Nabuchodonosor II a envoyé Holopherne, un de ses généraux, châtier les peuples de l'ouest parce qu'ils ont refusé de le soutenir dans la guerre qu'il a menée contre le roi perse Arphaxad. Après avoir pillé, tué et ravagé tout le Proche-Orient, Holopherne assiège Béthulie, une ville juive qui barre un passage dans les montagnes de Judée. Comme l'eau vient à manquer, les habitants sont sur le point de se rendre, mais une jeune veuve, Judith, d'une extraordinaire beauté et d'une richesse considérable, prend la décision de sauver la ville. Avec sa servante et des cruches de vin elle pénètre dans le camp d'Holopherne ; ce dernier est tout de suite ensorcelé par la beauté et l'intelligence de cette femme ; il organise en son honneur un grand banquet à la fin duquel ses domestiques se retirent discrètement pour ne pas troubler la nuit d'amour qui, pensent-ils, attend leur maître. Mais elle continue à l'enivrer et, quand il est hors d'état de se défendre, elle le décapite avec l'aide de sa servante et revient à Béthulie avec sa tête. Quand les soldats découvrent au matin leur chef assassiné, ils sont pris de panique et s'enfuient.   

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POÈME de l’Ecclésiaste (Extraits)

 

Un âge va, un âge vient, et la terre tient toujours. Le soleil se lève et le soleil s’en va ; il se hâte vers son lieu, et là il se lève. Le vent part au midi et tourne au nord ; il tourne et il tourne ; et le vent reprend son parcours. Tous les fleuves marchent vers la mer, et la mer ne se remplit pas ; et les fleuves continuent à marcher vers leur terme. Tout est ennuyeux. Personne ne peut dire que les yeux n’ont pas assez vu, ou les oreilles entendu leur content. Ce qui fut, cela sera ; ce qui s’est fait se refera ; et il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Soit quelque chose dont on dise : Tiens ! C’est neuf ! cela fut  déjà dans le passé. Seulement il ne reste pas de souvenir d’autrefois ; pas plus qu’après, il n’y aura de mémoire pour l’avenir.

J’ai regardé tout ce qui se fait sous le soleil : voici, tout est vanité et poursuite de vent !

...

Il y a le moment pour tout, et un temps pour tout faire sous le ciel :

Un temps pour enfanter, 

et un temps pour mourir ; 

un temps pour planter, 

et un temps pour arracher le plant.

Un temps pour tuer 

et un temps pour guérir ; 

un temps pour détruire, 

et un temps pour bâtir.

Un temps pour pleurer, 

et un temps pour rire ; 

un temps pour gémir, 

et un temps pour danser.

Un temps pour lancer des pierres, 

et un temps pour en ramasser ; 

un temps pour embrasser, 

et un temps pour s’abstenir d’embrassements.

Un temps pour chercher, 

et un temps pour se perdre ; 

un temps pour garder, 

et un temps pour jeter.

Un temps pour déchirer, 

et un temps pour coudre ; 

un temps pour se taire, 

et un temps pour parler.

Un temps pour aimer, 

et un temps pour haïr ; 

un temps pour la guerre, 

et un temps pour la paix.

Le Cantique des Cantiques (Extraits)

Le Cantique des Cantiques, dit aussi Cantique ou Chant de Salomon, est un livre de la Bible. Il revêt la forme d'une suite de poèmes, de chants d'amour alternés entre une femme et un homme, qui prennent à témoin d'autres personnes et des éléments de la nature. C'est l'un des livres de la Bible les plus poétiques.

 

 

SECOND POÈME

 

L’ÉPOUSE :

J’entends mon Bien-aimé.

Voici qu’il arrive, 

sautant sur les montagnes, 

bondissant sur les collines.

Mon Bien-aimé est semblable à une gazelle,

 à un jeune faon.

 

Voilà qu’il se tient 

derrière notre mur.

Il guette par la fenêtre, 

il épie par le treillis.

 

Mon Bien-aimé élève la voix, 

il me dit :

Viens donc, ma Bien-aimée, 

ma belle, viens.

Car voilà l’hiver passé, 

c’en est fini des pluies, elles ont disparu.

Sur la terre les fleurs se montrent.

La saison vient des gais refrains, 

le roucoulement de la tourterelle se fait entendre, 

sur notre terre.

Le figuier forme ses premiers fruits 

et les vignes en fleur exhalent leur parfum.

Viens donc, ma Bien-aimée, 

ma belle, viens !

Ma colombe, cachée au creux des rochers, 

en des retraites escarpées, 

montre-moi ton visage, 

fais-moi entendre ta voix ; 

car ta voix est douce 

et charmant ton visage.

 

Attrapez-nous les renards, 

les petits renards 

ravageurs de vignes, 

car nos vignes sont en fleur.

 

Mon Bien-aimé est à moi et moi à lui.

Il paît son troupeau parmi les lys.

 

Avant que souffle la brise du jour 

et que s’évanouissent les ténèbres, 

reviens …! Sois semblable, 

mon Bien-aimé, à une gazelle, 

à un jeune faon, 

sur les montagnes de l’alliance.

 

Sur ma couche, la nuit, j’ai cherché 

celui que mon coeur aime.

Je l’ai cherché mais ne l’ai point trouvé !

Je me lèverai donc, et parcourrai la Ville.

Dans les rues et sur les places, 

je chercherai celui que mon coeur aime.

… Je l’ai cherché mais ne l’ai point trouvé !

 

Les gardes m’ont rencontrée, 

ceux qui font la ronde dans la Ville :

« Avez-vous vu celui que mon coeur aime ? »

 

A peine les avais-je dépassés, 

j’ai trouvé celui que mon coeur aime.

Je l’ai saisi et ne le lâcherai point 

que je ne l’aie fait entrer 

dans la maison de ma mère, 

dans la chambre de celle qui m’a conçue.

 

Je vous en conjure, 

filles de Jérusalem, 

par les gazelles, par les biches des champs, 

n’éveillez pas, ne réveillez pas mon amour, 

avant l’heure de son bon plaisir.

 

TROISIÈME POÈME (EXTRAIT)

 

L’ÉPOUX :

Que tu es belle, ma Bien-aimée, 

que tu es belle !

Tes yeux sont des colombes, 

derrière ton voile ; 

tes cheveux, comme un troupeau de chèvres 

ondulant sur les pentes de Galaad.

Tes dents, un troupeau de brebis tondues 

qui remontent du bain. 

Chacune a sa jumelle et nulle n’en est privée.

Tes lèvres, un fil d’écarlate, 

et tes discours sont ravissants.

Tes joues, des moitiés de grenade, 

à travers ton voile.

Ton cou, la tour de David, 

bâtie en forteresse.

Mille rondaches y sont suspendues, 

tous les boucliers des preux.

Tes deux seins, deux faons,

 jumeaux d’une gazelle, 

qui paissent parmi les lys.

 

Avant que souffle la brise du jour 

et que s’évanouissent les ténèbres, 

j’irai à la montagne de la myrrhe, 

à la colline de l’encens.

 

Tu es toute belle, ma bien-aimée, 

et sans tache aucune !

 

Viens du Liban, ma fiancée, 

viens du Liban, fais ton entrée.

Abaisse tes regards, des cimes de l’Amana, 

des cimes du Sanir et de l’Hermon, 

repaires des lions, 

montagnes des léopards.

 

Tu me fais perdre le sens, 

ma soeur, ma fiancée, 

tu me fais perdre le sens ! 

par un seul de tes regards, 

par une seule perle de ton collier.

Que ton amour a de charmes, 

ma soeur, ma fiancée.

Que ton amour est délicieux … Plus que le vin !

Et l’arôme de tes parfums, 

plus que tous les baumes !

Tes lèvres, ma fiancée, 

distillent le miel vierge.

Le miel et le lait sont sous ta langue ; 

et le parfum de tes vêtements 

est comme le parfum du Liban.

 

Elle est un jardin bien clos, 

ma soeur, ma fiancée ; 

un jardin bien clos,

 une source scellée.

Tes jets font un verger de grenadiers 

et tu as les plus rares essences : 

le nard et le safran, 

le roseau odorant et le cinnamome, 

avec tous les arbres à encens ; 

la myrrhe et l’aloès, 

avec les plus fins arômes.

Source qui féconde les jardins, 

puits d’eau vive, 

ruisseaux dévalant du Liban !

 

QUATRIÈME POÈME (EXTRAIT)

 

L’ÉPOUSE :

Je dors mais mon coeur veille. 

J’entends mon Bien-aimé qui frappe.

« Ouvre-moi, ma soeur, mon amie, 

ma colombe, ma parfaite !

Car ma tête est couverte de rosée, 

mes boucles, des gouttes de la nuit. »

 J’ai ôté ma tunique, comment la remettrais-je ?

J’ai lavé mes pieds, comment les salirais-je ? »

Mon Bien-aimé a passé la main 

par le trou de la porte ; 

et du coup mes entrailles ont frémi.

Je me suis levée 

pour ouvrir à mon Bien-aimé, 

et de mes mains a dégoutté la myrrhe, 

de mes doigts la myrrhe vierge, 

sur la poignée du verrou.

 

J’ai ouvert à mon Bien-aimé, 

mais tournant le dos, il avait disparu !

Sa fuite m’a fait rendre l’âme.

Je l’ai cherché mais ne l’ai point trouvé.

Je l’ai appelé, mais il n’a pas répondu !

Les gardes m’ont rencontrée, 

ceux qui font la ronde dans la Ville.

Ils m’ont frappée, ils m’ont blessée, 

ils m’ont enlevé mon manteau, 

ceux qui gardent les remparts.

 

Je vous en conjure, 

filles de Jérusalem, 

si vous trouvez mon Bien-aimé, 

que lui déclarerez-vous ?

Que je suis malade d’amour.

 

LE CHOEUR :

Qu’a donc ton Bien-aimé de plus que les autres, 

ô la plus belle des femmes ?

Qu’a donc ton Bien-aimé de plus que les autres, 

pour que tu nous conjures de la sorte ?

 

L’ÉPOUSE

Mon Bien-aimé est frais et vermeil, 

il se reconnaît entre dix mille.

Sa tête est d’or, et d’un or pur ; 

ses boucles sont des palmes, 

noires comme le corbeau.

Ses yeux sont des colombes 

sur l’eau d’un bassin 

se baignant dans le lait, 

posées sur un océan.

Ses joues, des parterres d’aromates, 

des massifs parfumés.

Ses lèvres, des lys ; 

elles distillent la myrrhe vierge.

Ses mains, des globes d’or, 

garnis de pierres de Tarsis.

Son ventre, une masse d’ivoire, 

couverte de saphirs.

Ses jambes, des colonnes d’albâtre, 

posées sur des bases d’or pur.

Son aspect est celui du Liban, 

sans rival comme les cèdres.

Ses discours sont la suavité même, 

et tout en lui n’est que charme.

Tel est mon Bien-aimé, tel est mon ami, 

filles de Jérusalem.

 

LE CHOEUR

Où est parti ton Bien-aimé, 

ô la plus belle des femmes ?

 

L’ÉPOUSE :

Mon Bien-aimé est descendu à son jardin, 

aux parterres embaumés, 

pour paître son troupeau dans les jardins, 

et pour cueillir des lys.

Je suis à mon Bien-aimé et mon Bien-aimé est à moi.

Il paît son troupeau parmi les lys.

 

CINQUIÈME POÈME (EXTRAIT)

 

L’ÉPOUX :

Que tes pieds sont beaux dans tes sandales, 

fille de prince !

La courbe de tes flancs est comme un collier, 

oeuvre des mains d’un artiste.

Ton nombril forme une coupe, 

où le vin ne manque pas.

Ton ventre, un monceau de froment, 

de lys environné.

 

Que tu es belle, que tu es charmante, 

ô amour, ô délices !

Dans ton élan, tu ressembles au palmier, 

tes seins en sont les grappes.

Tes seins, qu’ils soient des grappes de raisin, 

le parfum de ton souffle, celui des pommes ; 

tes discours, un vin exquis !

 

L’ÉPOUSE :

Je suis à mon Bien-aimé 

et vers moi se porte son désir.

Viens mon Bien-aimé, allons aux champs !

Nous passerons la nuit dans les villages, 

dès le matin nous irons aux vignobles.

Nous verrons si la vigne bourgeonne, 

si ses pampres fleurissent, 

si les grenadiers sont en fleurs. 

Alors je te ferai le don de mes amours.

 

L’ÉPOUX :

Pose-moi comme un sceau sur ton coeur, 

car l’amour est fort comme la mort.

Les grandes eaux ne pourront éteindre l’amour, 

ni les fleuves le submerger.

POÈME de l'impie (extrait) Le livre de la sagesse

 

Nous sommes les enfants du hasard, 

après quoi, nous serons 

comme si nous n’avions pas été.

C’est une fumée que le souffle de nos narines, 

et la pensée, 

une étincelle qui jaillit au battement de notre coeur ; 

qu’elle s’éteigne, et notre corps s’en ira en cendres, 

l’esprit s’évanouira comme l’air léger.

Avec le temps, 

notre nom tombera dans l’oubli, 

nul ne se rappellera nos travaux ; 

notre vie passera comme les traces d’un nuage, 

elle se dissipera comme un brouillard 

que chassent les rayons du soleil 

et qu’abat sa chaleur.

Oui, nos jours sont le passage d’une ombre ; 

la mort ne retourne point sur ses pas, 

le sceau est apposé : nul ne revient.