Pochette surprise


L'art ne vient pas coucher dans les lits qu'on a faits pour lui. Il se sauve aussitôt qu'on prononce son nom.
Ce qu'il aime, c'est l'incognito. Ses meilleurs moments sont quand il oublie comment il s'appelle.
Jean Dubuffet

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La cuisine cannibale (extraits)

Roland TOPOR

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Histoires de Monsieur Keuner

Bertold BRECHT

- Le garçon sans défense

- Forme et matière

- Besoin d'un dieu

- Attitude inamicale

- Patriotisme

- L'employé indispensable

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Psychanalyse et copulation des insectes (extraits)

Tobie NATHAN

Fantaisie de et avec Jean-Philippe Salério

et Christine Brotons

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2019

​Spectacle musical à partir des textes de Bernard DIMEY

Conçu et interprété par Pauline KOUTNOUYAN, Accordéon

                  et Christine BROTONS, Voix 

                                Teaser Frédéric Bertrand

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Comme elle est longue à mourir ma jeunesse ...

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La Poule et le Renard 

           BROTONS / TOVI

EMBRASSE-MOI   (2015)

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Les bisous c'est dégeulasse,

ça donne des maladies ... 

           BROTONS / TOVI

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Dans le petit matin

BROTONS / TOVI

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Ne soyez pas dupes Bertolt BRECHT

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La mal-aimée Roland TOPOR

BROTONS / TOVI

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Éloge des Fesses 

   Jean-Luc HENNIG

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Vous avez vu c'qui s'est passé la nuit dernière

                           Louis CALAFERTE

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    Fête Foraine

PRÉVERT / KOSMA

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Nous n'irons plus au bois

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Albert TOVI

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                     Embrasse-moi

          Jacques PRÉVERT / Albert TOVI

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Les grands oiseaux

    BROTONS / TOVI

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    OPIUM

     Cabarécital

           2008

La lessive

Des kilos d'amour Roland TOPOR

Piano Albert Tovi

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Les p'tits cachets

BROTONS / TOVI

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Paf

ALIX/LUPIN/DARCOURT/ARDOT 1932

Accordéon Albert Tovi

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Opium

Guy d'ABZAC / CHARLYS

Piano Albert Tovi

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Si tu me payes un verre DIMEY / CAROL

Piano Albert Tovi

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Je t'ai dans la peau

Jacques PILLS / Gilbert BÉCAUD

Piano Albert Tovi

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La complainte du tabac 

LEMESLE/DONA/DELANOE

Piano Albert Tovi

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Le tango stupéfiant

CARCEL/OLIVE/COR

Piano Albert Tovi

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Et la fête continue

Jacques PRÉVERT / Joseph KOSMA

Piano Albert Tovi

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C'était à l'heure des ivrognes

Bernard DIMEY

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Haschich

Gustave FLAUBERT

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Ô ma pipe

Alphonse RABBE

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Demain je vais me foutre à l'eau

Bernard DIMEY

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Lettre aux acteurs

Valère NOVARINA

Peinture Valère Novarina

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Poésie de trottoir

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Trois courtes pièces

Hanokh LEVIN

Jean-Philippe Salério et Christine Brotons

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Jean-Pierre SIMÉON

SERMONS JOYEUX

De la lente corruption des âmes

dans la nuit tombante (2004)

Éloge de l'inconnu

 

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Éloge du risque

(appel aux bons vivants)

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Concerto pour toussotements et papiers froissés

Dario FO in Le gai savoir de l'acteur

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Le miroir dans le miroir

"Le cauchemar du danseur"

Michael ENDE

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Mon nom est Hor

Michael ENDE

Dessin de Edgar Ende

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Photo Sylvie Flamant

Photo Willy Ronis

​Tête de noeud ... au sens propre Photo Inconnu

PETITES PHRASES importantes

Voler son langage à un homme au nom même du langage, tous les meurtres légaux commencent par là.

Roland Barthes

En ce qui concerne l'abolition de la mort, elle m'apparaît à l'évidence comme une réforme de première urgence, dans la mesure où la plupart des humains renâclent farouchement à l'idée de quitter ce bas monde, quels que soient le prix du kilo de poireaux et l'imminence de la troisième guerre mondiale.

Pierre Desproges

Comme cela nous semblerait flou, inconsistant et inquiétant, une tête de vivant, s'il n'y avait pas une tête de mort dedans

Jacques Prévert

Il y a des mots qui font vivre

Et ce sont des mots innocents

Le mot chaleur le mot confiance

Amour justice et le mot liberté

Paul Éluard

Qu'importe que ce soit un sabre, un goupillon ou un parapluie qui vous gouverne ! C'est toujours un bâton, et je m'étonne que des hommes de progrès en soient à disputer sur le choix du gourdin qui leur doit chatouiller l'épaule, tandis qu'il serait plus progressif et moins dispendieux de le casser et d'en jeter les morceaux à tous les diables.

Théophile Gautier

Aux États-Unis

Résistez beaucoup, obéissez peu.

Dès que vous cesserez de mettre en question la soumission, vous serez complètement asservis. Et une fois complètement asservis, aucune nation, aucun état, aucune ville, ne peut jamais ensuite recouvrer la liberté.

Walt Whitman

Une seule misère suffit à condamner une société. Il suffit qu'un seul homme soit tenu, ou sciemment laissé dans la misère pour que le pacte civique tout entier soit nul. Aussi longtemps qu'il y a un homme dehors, la porte qui lui est fermée au nez ferme une cité d'injustice et de haine.

Charles Péguy

Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir.

Aimé Césaire

Que serions-nous sans le secours de ce qui n'existe pas ? 
Paul Valéry (La petite lettre sur les mythes)

Comme la terre devait être troublante autrefois, quand elle était si mystérieuse !

À mesure qu'on lève les voiles de l'inconnu, on dépeuple l'imagination des hommes. Vous ne trouvez pas, Monsieur, que la nuit est bien vide et d'un noir bien vulgaire depuis qu'elle n'a plus d'apparitions. 

Guy de Maupassant 1850-1893  (La peur)

Parfois j’ai le sentiment d’habiter des écrivains morts ou que des écrivains morts m’habitent. J’ai la sensation de n’être qu’un médium, un individu misérablement banal que les grands fantômes ont la bonté de prendre comme intermédiaire pour venir un peu respirer l’air du temps présent.

René Pons, Carnets du souterrain.

J'ai la bouche de ma mère et les yeux de mon père ;

sur mon visage ils sont toujours ensemble.
Warsan Shire

 Je reconnais à ceci un véritable poète : en le fréquentant, en vivant longtemps dans l’intimité de son œuvre, « quelque chose » se modifie en moi : non pas tant mes inclinations ou mes goûts que mon sang même, comme si un mal subtil s’y était introduit pour en altérer le cours, l’épaisseur et la qualité. (…) Dans leur voisinage, un corps se fortifie, puis s’amollit et se désagrège. Car le poète est un agent de destruction, un virus, une maladie déguisée et le danger le plus grave, encore que merveilleusement imprécis, pour nos globules rouges. Vivre dans ses parages ? C’est sentir le sang s’amincir, c’est rêver un paradis de l’anémie, et entendre, dans les veines, des larmes ruisseler Emil Cioran

L'enfance est l'âge d'or des questions

et c'est de réponses qu'on meurt

Julien Gracq

« Un temps la Critique accompagne l’Oeuvre, ensuite la Critique s’évanouit et ce sont les Lecteurs qui l’accompagnent. Le voyage peut être long ou court. Ensuite les Lecteurs meurent un par un et l’Oeuvre poursuit sa route seule, même si une autre Critique et d’autres Lecteurs peu à peu s’adaptent à l’allure de son cinglage. Ensuite la Critique meurt encore une fois et les Lecteurs meurent encore une fois et sur cette piste d’ossements l’Oeuvre poursuit son voyage vers la solitude. S’approcher d’elle, naviguer dans son sillage est signe indiscutable de mort certaine, mais une autre Critique et d’autres Lecteurs s’en approchent, infatigables et implacables et le temps et la vitesse les dévorent. Finalement, l’Oeuvre voyage irrémédiablement seule dans l’Immensité. Et un jour l’Oeuvre meurt, comme meurent toutes les choses, comme le Soleil s’éteindra, et la Terre, et le Système solaire et la galaxie et la plus secrète mémoire des hommes. 

Roberto BOLANO, Les Détectives Sauvages

(Cité par Mohamed Mbougar Sarr dans son livre La Plus Secrète Mémoire Des Hommes)

Si tu persistes à suivre des ombres,

à étreindre des leurres,

elles te le pardonneront mal, les heures.

Les heures que tu limes sont des jours,

les jours que tu ronges sont des ans.

Luis de Gongora (1561-1627)

AFGHANISTAN Août-Septembre 2021

Retour des Talibans

“Les puissants de ce monde redoutent ceux qui s’enivrent, répondit le Voyageur, à cause de l’allégresse, de la furieuse gaieté qui parfois brisent les idoles. Eux-mêmes ne s’enivrent jamais car ils se gavent de sang. Quiconque, dans sa vie, a goûté du sang d’homme, est incapable ensuite de supporter le vin. À celui-là, l’ivresse est fade, et sa vérité bien trop amère.

– Ô Madjnoûn ! Pourquoi le Prêtre du Haut Temple déteste-t-il ceux qui s’enivrent ? Pourquoi fulminent-ils contre la voix limpide des chanteuses, contre la souple grâce des danseuses ?

– Celui qui pousse les hommes à aimer la mort ne saurait prendre goût aux nourritures terrestres, aux fruits de la beauté vive. Celui qui invite à l’écoute outre-tombe, lui-même jamais n’ouvrira son cœur à la force qui danse, à la joie qui jaillit, à l’amour qui s’élève en chant. ”

Sayd Bahodine Majrouh (1928-1988, Afghanistan) Le Voyageur de Minuit

 

Ah, il nous faudrait une terre de joie

D’amour et de joie, de chansons et de vins

Et non cette terre où la joie est péché

Ô ma douce amie, fuyons !

Fuyons, ma bien-aimée !

Langston Hughes (1901-1967, États-unis) Notre terre

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